Mercer Canada | Hausse des coûts des régimes de retraite en 2017

Mercer Canada | Hausse des coûts des régimes de retraite en 2017

Plusieurs promoteurs de régimes de retraite doivent s’attendre à une hausse des coûts en 2017

  • Le 29 septembre 2016
  • Canada, Montréal, QC

Le niveau de solvabilité des régimes de retraite canadiens a augmenté au troisième trimestre de 2016. L’indice Mercer de la santé financière des régimes de retraite, qui illustre le ratio de solvabilité d’un régime de retraite hypothétique, est passé de 90 % à 92 % entre le 30 juin et le 28 septembre, et a ainsi rejoint le niveau auquel il se trouvait en début d’année. Le ratio de solvabilité médian des régimes de retraite des clients de Mercer s’établissait à 85 %, une hausse comparativement à 82 % à la fin du deuxième trimestre, et a ainsi rejoint le niveau auquel il se trouvait en début d’année.

Les régimes de retraite ont profité des solides rendements dégagés par les marchés boursiers en 2016 (particulièrement du côté des actions canadiennes), mais cet avantage a été en grande partie neutralisé par le recul des taux de rendement des obligations à long terme et l’appréciation du dollar canadien, qui a eu un effet négatif sur le rendement des actifs étrangers qui ne font pas l’objet d’une stratégie de couverture de devises.

Même si l’année 2016 se déroule plutôt bien jusqu’à maintenant, de nombreux promoteurs de régimes à prestations déterminées doivent s’attendre à une hausse des cotisations en 2017 et dans les années subséquentes. 

« Bon nombre de promoteurs de régime ont déposé des évaluations actuarielles auprès des organismes de réglementation à la fin de 2013, alors que la santé financière des régimes de retraite se portait considérablement mieux qu’aujourd’hui, a souligné F. Hubert Tremblay, conseiller principal du domaine Retraite chez Mercer. Une grande partie de ces promoteurs doivent soumettre de nouvelles évaluations à la fin de 2016, et celles-ci révéleront à quel point la santé financière des régimes s’est détériorée au cours des trois dernières années. »

La situation est différente au Québec, où les cotisations requises devraient demeurer relativement stables par suite d’un important changement apporté aux règles de capitalisation au début de 2016. Les décideurs des autres provinces songent également à apporter des modifications aux règles de capitalisation, ce qui pourrait donner une certaine marge de manœuvre aux promoteurs.

De nombreuses questions demeurent en suspens et pourraient avoir une incidence encore plus grande sur l’ensemble des régimes de retraite : Les taux d’intérêt diminueront-ils davantage comme on l’a vu en Europe et au Japon? Comment les marchés boursiers réagiront-ils lorsque la Réserve fédérale américaine augmentera les taux d’intérêt à court terme? Quel impact à court terme les élections américaines auront-elles sur les marchés mondiaux et quelle en sera l’incidence à long terme sur la croissance économique?

L’incertitude croissante incitera de nombreux promoteurs de régimes à prestations déterminées –particulièrement ceux qui ont fermé leurs régimes – à réduire leur exposition au risque en augmentant la proportion de titres à revenu fixe ou en transférant certains éléments de passif par une opération de souscription de rentes, surtout si la situation financière de leurs régimes s’améliore. Les promoteurs désireux de réduire les risques liés à leurs régimes devraient établir dès maintenant une stratégie détaillée et tenter de repérer les occasions qui se présentent de manière à pouvoir agir rapidement au moment opportun. En revanche, si l’on présume que le contexte de faibles taux d’intérêt est là pour rester un bon moment, les promoteurs qui se sont engagés à maintenir leurs régimes à prestations déterminées pourraient sentir le besoin de diversifier leur portefeuille de placements puisque les taux de rendement actuels des portefeuilles de titres à revenu fixe traditionnels ne sont guère plus élevés que les prévisions d’inflation.

Du point de vue des placements

Un portefeuille équilibré type d’un régime de retraite aurait produit un rendement de 4,1 % au troisième trimestre de 2016. Les marchés boursiers se sont rapidement remis des turbulences causées par le vote sur le Brexit à la fin de juin. 

« Les actions canadiennes ont poursuivi sur leur lancée en 2016, et ont inscrit un rendement de 5,4 % pour le trimestre, a déclaré Jean-Pierre Talon, membre du partenariat du domaine Investissements de Mercer. La surperformance est principalement attribuable au rebond dans le secteur des soins de santé (+13,7 %) et des technologies de l’information (+13,0 %), deux secteurs fortement malmenés durant le premier semestre de l’année. Certains secteurs s’en sont plutôt bien tirés, comme le secteur industriel (+9,9 %), les produits de consommation discrétionnaire (+8,5 %) et les biens de consommation de base (+6,8 %), alors que d’autres ont éprouvé plus de difficultés, comme le secteur des matériaux (+0,4 %) et les services publics (+0,8 %). 

Les actions américaines ont livré des rendements positifs en dollars américains (4,0 %) et en dollars canadiens (6,2 %). Le dollar canadien s’est apprécié par rapport à la livre sterling, mais a reculé face à l’euro et au dollar américain. La performance des actions internationales a été impressionnante, l'indice MSCI EAEO affichant un rendement de 6,0 % en monnaie locale et de 8,5 % en dollars canadiens. Les titres des marchés émergents ont été les plus performants durant le trimestre, inscrivant un rendement de 8,7 % en monnaie locale et de 12,5 % en dollars canadiens.

Au Canada, la courbe des taux de rendement a peu bougé, les taux ayant diminué de 5 à 10 points de base depuis le début du trimestre. 

La Banque du Canada et la Réserve fédérale américaine ont décidé de reconduire leur taux d’intérêt cible en septembre, soit à un niveau de 0,50 % au Canada et dans une fourchette de 0,25 % à 0,50 % aux États-Unis.

Indice de santé financière Mercer

 

L’indice Mercer sur la santé financière des régimes de retraite indique le ratio actif-engagements d’un régime de retraite modèle. Le ratio a été établi de façon arbitraire à 100 % au début de la période. Le nouvel indice tient compte du coût au titre des services courants et des paiements spéciaux de solvabilité, mais pas des améliorations ayant pu être apportées au régime. Il suppose également que les évaluations sont déposées chaque année civile et que le déficit révélé dans chaque évaluation est provisionné sur une base mensuelle au cours des cinq années subséquentes.

Actif : portefeuille indiciel. Composition du portefeuille : 42,5 % du rendement total de l’indice obligataire universel FTSE TMX; 25 % du rendement total de l’indice composé S&P/TSX; 15 % du rendement total de l’indice S&P 500 (en $ CAN); 15 % du rendement total de l’indice MSCI EAEO (en $ CAN); 2,5 % du rendement total de l’indice des bons du Trésor 91 jours FTSE TMX.

Passif : 50 % de participants actifs, 50 % de retraités. Pour les participants actifs, on suppose que le règlement s’effectue à 60 % au moyen de sommes globales établies selon les normes de l’Institut canadien des actuaires (ICA) sur les valeurs de transfert, sans tenir compte du délai d’un mois, et à 40 % par la souscription d’une rente; pour les retraités, on suppose qu’il s’effectue par la souscription d’une rente. L’estimation du coût des rentes s’appuie sur les conseils de l’ICA sur les blocs de contrats types de durée moyenne. Les résultats varient selon le régime de retraite.


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