Amélioration des régimes de retraite à prestations déterminées au troisième trimestre de 2017

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Amélioration des régimes de retraite à prestations déterminées au troisième trimestre de 2017

  • Le 2 octobre 2017
  • Canada, Montréal

Au Canada, le niveau de solvabilité des régimes de retraite à prestations déterminées a légèrement augmenté au troisième trimestre de 2017. L’indice Mercer de la santé financière des régimes de retraite, qui illustre le degré de solvabilité d’un régime de retraite hypothétique, s’établissait à 106 % au 29 septembre par rapport à 102 % au début de l’année et à 103 % à la fin du deuxième trimestre. Le ratio de solvabilité médian des régimes de retraite des clients de Mercer s’établissait à 97 % à la fin du troisième trimestre, par rapport à 93 % au début de l’année. Les trois premiers trimestres de 2017 ont été positifs, la capitalisation de la plupart des régimes de retraite ayant augmenté d’environ 15 % par rapport à la même période l’an dernier.

Au troisième trimestre, la hausse de 30 points de base des taux d’intérêt à long terme et la vigueur des marchés boursiers ont dynamisé la situation des régimes de retraite. Cependant, pour nombre de régimes, cet élan a été partiellement neutralisé par l’effet négatif de l’appréciation du dollar canadien sur les placements étrangers qui ne font pas l’objet d’une stratégie de couverture des devises. La hausse des taux d’intérêt aura réduit les passifs de 3 % à 5 % au cours du trimestre. Un régime type couvre environ 40 % de son risque lié aux taux d’intérêt grâce à sa stratégie de placement.

« La santé financière des régimes de retraite à prestations déterminées (PD) canadiens reste solide, indique F. Hubert Tremblay, conseiller principal du domaine Avoirs chez Mercer. Cependant, la vigueur du dollar canadien a entraîné une disparité importante dans l’état de capitalisation des régimes de retraite selon leur stratégie de couverture des devises. »

Si la bonne santé financière des régimes de retraite est incontestablement une heureuse nouvelle, les promoteurs de régimes restent préoccupés par les risques qui se profilent à l’horizon. Les marchés boursiers sont en hausse depuis plus de huit ans, et de nombreux observateurs considèrent qu’ils sont actuellement surévalués. De plus, les tensions géopolitiques ont augmenté au troisième trimestre et ont alimenté l’incertitude sur les marchés.

Les promoteurs de régimes attendent avec impatience les détails sur la nouvelle réglementation en matière de capitalisation en Ontario. Ces nouveaux règlements auront pour première conséquence une réduction importante de la volatilité des exigences de capitalisation, laquelle sera bien accueillie par les promoteurs de régimes. Les décideurs d’ailleurs au Canada sentiront sans aucun doute le fort intérêt des parties prenantes pour qu’ils emboîtent le pas au Québec et à l’Ontario.

Les promoteurs de régimes devraient réanalyser leur stratégie de gestion des risques à la lumière des changements apportés aux règlements sur la capitalisation, de la solidité actuelle de la situation financière de leurs régimes de retraite et de l’intensification des craintes entourant une possible correction du marché. « Certains promoteurs de régimes de retraite ont réduit le risque en délaissant les actions au profit des obligations et des catégories d’actifs non traditionnels. L’année 2017 a également été chargée sur le marché des rentes collectives, qui est toutefois demeuré jusqu’à maintenant nettement en deçà des attentes élevées du secteur en début d’année », poursuit M. Tremblay.

Du point de vue des placements

Un portefeuille équilibré type d’un régime de retraite aurait produit un rendement de
-0,6 % au troisième trimestre de 2017. Les actions étrangères ont affiché un solide rendement en monnaie locale, mais l’appréciation du dollar canadien a miné les résultats des investisseurs canadiens ayant des placements non couverts, exception faite des actions des marchés émergents.

Dans l’ensemble, le marché des obligations canadiennes a enregistré un rendement négatif, les taux de rendement ayant grimpé de 0,3 % tandis que le rendement des actions canadiennes a été positif.

« Le rendement des actions canadiennes a augmenté au troisième trimestre de 2017 sous l’impulsion du secteur de l’énergie, soutenu principalement par un rebond des prix du pétrole, explique Jean-Pierre Talon, membre du partenariat, domaine Avoirs, de Mercer Canada. Cependant, quatre des onze secteurs ont enregistré des rendements négatifs au cours du trimestre, ce qui a miné les résultats globaux du marché. »

Les actions américaines ont inscrit des rendements positifs en dollars américains (4,5 %), mais ont stagné en dollars canadiens (0,6 %). Pendant le trimestre, le dollar canadien s’est nettement apprécié par rapport au dollar américain et, dans une moindre mesure, par rapport à la livre sterling et à l’euro. Le rendement des actions internationales a été de 3,4 % en monnaie locale, mais de 1,6 % en dollars canadiens. Les marchés émergents continuent de surclasser les marchés développés, avec un rendement de 7,7 % en monnaie locale et de 4,0 % en dollars canadiens au troisième trimestre.

La Réserve fédérale américaine n’a pas modifié sa fourchette de taux d’intérêt cible en septembre, mais entrevoit toujours une autre hausse en 2017. Sa fourchette de taux d’intérêt cible se situe actuellement entre 1,00 % et 1,25 %.

La Banque du Canada a augmenté son taux cible du financement à un jour à deux reprises au cours du trimestre pour l’établir à 1,00 % puisque les récents indicateurs économiques ont été plus vigoureux que prévu et que le Canada est en tête des pays du G7 sur le plan de la croissance économique. Malgré la hausse des taux à court terme de la courbe de rendement, les taux obligataires à plus longue échéance sont restés anémiques, ce qui fait que le Canada affiche la courbe des taux la plus stable parmi ses pairs des marchés développés. Les décideurs ont plus de mal à influencer les taux à long terme de la courbe de rendement; en outre, l’inflation est faible depuis si longtemps qu’il est difficile pour les investisseurs d’y voir un enjeu éventuel.

Indice Mercer de la santé financière des régimes de retraite


L’indice Mercer de la santé financière des régimes de retraite indique le ratio actif-passif d’un régime de retraite modèle. Le ratio a été établi de façon arbitraire à 100 % au début de la période. Le nouvel indice tient compte du coût au titre des services courants et des paiements spéciaux de solvabilité, mais pas des améliorations ayant pu être apportées au régime. Il suppose également que les évaluations sont déposées chaque année civile et que le déficit révélé dans chaque évaluation est capitalisé sur une base mensuelle au cours des cinq années subséquentes.

Actif : portefeuille indiciel. Composition du portefeuille pour les périodes se terminant le 31 décembre 2016 : 42,5 % du rendement total de l’indice obligataire universel FTSE TMX; 25 % du rendement total de l’indice composé S&P/TSX; 15 % du rendement total de l’indice S&P 500 (en $ CAN); 15 % du rendement total de l’indice MSCI EAEO (en $ CAN); 2,5 % du rendement total de l’indice des bons du Trésor 91 jours FTSE TMX. Composition du portefeuille pour les périodes débutant le 1er janvier 2017 ou par la suite : 42,5 % du rendement total de l’indice obligataire à long terme FTSE TMX; 15 % du rendement total de l’indice composé S&P/TSX; 40 % du rendement total de l’indice MSCI mondial (en $ CAN); 2,5 % du rendement total de l’indice des bons du Trésor 91 jours FTSE TMX.

Passif : 50 % de participants actifs, 50 % de retraités. Pour les participants actifs, on suppose que le règlement s’effectue à 60 % au moyen de sommes globales établies selon les normes de l’Institut canadien des actuaires (ICA) sur les valeurs de transfert, sans tenir compte du délai d’un mois, et à 40 % par la souscription d’une rente; pour les retraités, on suppose qu’il s’effectue par la souscription d’une rente. L’estimation du coût des rentes s’appuie sur les conseils de l’ICA sur les blocs de contrats types de durée moyenne. Les résultats varient selon le régime de retraite.


À propos de Mercer


Mercer offre des services-conseils et des solutions axées sur la technologie qui aident les organisations à répondre aux besoins changeants de leur main-d’œuvre dans les domaines Santé, Avoirs et Carrière. La Société compte plus de 22 000 employés répartis dans 43 pays et elle exerce ses activités dans plus de 130 pays. Elle est une filiale en propriété exclusive de Marsh & McLennan Companies (symbole MMC à la Bourse de New York), la plus importante société de services professionnels d’envergure mondiale dans les domaines du risque, de la stratégie et du capital humain. Forte d’un effectif mondial de quelque 60 000 employés et d’un chiffre d’affaires annuel de plus de 13 milliards de dollars, et par l’entremise de ses sociétés-conseils de premier ordre, soit Marsh, Guy Carpenter et Oliver Wyman, Marsh & McLennan aide ses clients à naviguer dans un environnement de plus en plus dynamique et complexe. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site www.mercer.ca. Suivez Mercer sur Twitter à l’adresse @MercerCanada.

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