Le défi : composer avec l’agitation économique et politique

Salle de nouvelles

Le défi : composer avec l’agitation économique et politique

  • June 17, 2015
  • Canada, Montréal

L’agitation économique et politique complique la planification des affectations à l’étranger pour les multinationales qui livrent concurrence à l’échelle mondiale

La 21e enquête de Mercer sur le coût de la vie révèle que ce sont les villes d’Afrique, d’Asie et d’Europe qui arrivent en tête du classement des villes les plus chères au monde pour les employés en poste à l’étranger.

·         Vancouver demeure la ville la plus chère au Canada, selon l’enquête de Mercer, et surpasse Toronto pour une troisième année consécutive

·         Les villes canadiennes ont reculé de plusieurs rangs dans le classement de cette année par rapport aux autres villes du monde

À l’instar des coûts de change, qui compliquent les choses pour beaucoup de multinationales, les fluctuations des devises provoquées par l’agitation économique et politique font grimper les coûts de programmes de rémunération des employés qui travaillent sur le terrain pour ces organisations. La 21e enquête de Mercer sur le coût de la vie fait ressortir que des facteurs comme l’instabilité du marché du logement et l’inflation dans les prix des biens et services ont une incidence majeure sur l’ensemble des coûts des organisations qui exercent leurs activités sur la scène mondiale.

« Le maillage de l’économie mondiale devenant de plus en plus serré, près de 75 % des organisations multinationales s’attendent, pour pouvoir répondre à leurs besoins d’affaires, à maintenir ou à devoir augmenter le nombre d’affectations à long terme à l’étranger au cours des deux prochaines années, explique Ilya Bonic, membre principal du partenariat et président du domaine Talents de Mercer. Déléguer du personnel à l’étranger est devenu nécessaire, pour pouvoir livrer concurrence et recruter les employés clés. Les employeurs ont donc besoin d’une source fiable et précise pour savoir ce que cela va exactement leur coûter. »

Selon l’enquête 2015 de Mercer sur le coût de la vie, ce sont des villes asiatiques et européennes – notamment Hong Kong (2e rang), Zurich (3e rang), Singapour (4e rang) et Genève (5e rang) – qui arrivent en tête du classement des villes les plus chères au monde pour les employés en poste à l’étranger. Pour la troisième année d’affilée, c’est la ville de Luanda (1er rang), capitale de l’Angola qui est la ville la plus chère au monde. Bien qu’il s’agisse d’une ville où vivre coûte relativement peu cher, les sommes qu’il faut engager en Angola pour importer des biens et assurer des conditions de vie sécuritaire sont très élevées.

Les autres villes qui figurent dans le palmarès Mercer des dix villes les plus chères pour les employés en poste à l’étranger sont Shanghai (6e rang), Beijing (7e rang) et Séoul (8e rang), en Asie, ainsi que Berne (9e rang) et N’Djamena (10e rang). Les villes les moins chères du monde pour les employés expatriés sont Bishkek (207e rang), Windhoek (206e rang) et Karachi (205e rang), selon l’enquête de Mercer.

L’enquête de Mercer est l’une des plus exhaustives au monde et ses résultats font autorité. Elle est conçue pour aider les multinationales et les gouvernements à établir les allocations qu’ils versent à leurs employés en poste à l’étranger. La ville de New York est utilisée comme ville de référence. La fluctuation des devises a été mesurée par rapport au dollar américain.

L’enquête de Mercer porte sur 207 villes situées sur cinq continents et compare les prix demandés dans ces endroits pour plus de 200 produits et services tels que le logement, les transports, la nourriture, les vêtements, les produits ménagers ainsi que les divertissements.

« Pour gérer la mondialisation, il est plus impératif que jamais d’intégrer les stratégies de main-d’œuvre et de mobilité, de manière que les bons employés se trouvent aux bons endroits, ajoute M. Bonic. Et rémunérer adéquatement les employés en poste à l’étranger est à la fois important et coûteux. »

Selon lui, cela est d’autant plus vrai pour les programmes de mobilité récents, mis en œuvre dans des organisations ayant des besoins commerciaux plus aigus pour des employés expatriés, mais pour lesquels le bassin de candidats est restreint. Il est essentiel pour ces organisations de disposer de données claires et faciles à interpréter, qui les aident à déterminer comment rémunérer ces employés de façon équitable, en tenant compte de la demande du marché.

Amérique

Les villes des États-Unis ont monté en flèche dans le classement en raison du raffermissement du dollar américain par rapport aux autres grandes devises. New York (16e rang), ville qui occupe le rang le plus élevé dans la région, a maintenu sa position au classement. Mais les villes de la côte Ouest ont grimpé, dont Los Angeles (36e rang) et Seattle (106e rang), qui ont respectivement gravi 26 et 47 échelons. Parmi les autres grandes villes américaines, Chicago (42e rang) a grimpé de 43 places, Washington (50e rang) de 42 places, Honolulu (52e rang) de 45 places et Houston (92e rang) de 51 places. Les villes de Cleveland (133e rang) et de Winston Salem (157e rang) comptent parmi les villes américaines les moins chères pour les employés expatriés parmi celles figurant dans le classement.

Selon Nathalie Constantin-Métral, conseillère principale de Mercer responsable de la compilation des données pour le classement annuel : « La remontée généralisée des villes américaines dans le classement de cette année tient incontestablement à la vigueur du dollar américain par rapport aux autres devises dans le monde. »

Pour leur part, les villes canadiennes ont chuté dans le classement de cette année. Vancouver (119e rang), la ville qui arrive au plus haut rang, a glissé de 23 places, tandis que Toronto (126e rang), Montréal (140e rang) et Calgary (146e rang) ont respectivement glissé de 25, 17 et 21 échelons. « Le dollar canadien continue de perdre du terrain par rapport au dollar américain, ce qui explique les reculs importants dans le classement de cette année », explique Gordon Frost, responsable du domaine Talents pour le Canada.

En Amérique du Sud, Buenos Aires (19e rang) a grimpé de 67 places en raison de la hausse marquée du coût des biens et services, ce qui fait d’elle la ville la plus chère de la région cette année. La capitale et pôle financier de l’Argentine est suivie au classement par São Paolo (40e rang) et Rio de Janeiro (67e rang). Les autres villes d’Amérique du Sud qui ont gagné des échelons dans la liste des villes où le coût de la vie est le plus élevé pour les employés expatriés sont Santiago (70e rang) et Managua (199e rang). Caracas, au Venezuela, a été exclue du classement en raison de la situation complexe liée à sa devise; en effet, son classement aurait pu varier grandement selon le taux de change officiel choisi.

Europe, Moyen-Orient et Afrique

Trois villes d’Europe figurent dans le classement des dix villes les plus chères pour les employés expatriés. Zurich (3e rang) est la ville européenne où le coût de la vie est le plus élevé pour eux, suivie de Genève (5e rang) et de Berne (9e rang). En raison de la remontée du franc suisse par rapport à l’euro, la Suisse se maintient parmi les endroits les plus chers de la planète pour les expatriés. Moscou (50e rang) et Saint-Pétersbourg (152e rang) ont respectivement reculé de 41 et 117 échelons parce que le rouble russe s’est considérablement déprécié par rapport au dollar américain, que les cours du pétrole ont décliné et que la devise inspire moins confiance par suite des sanctions occidentales découlant de la crise en Ukraine.

À l’exception des villes du Royaume-Uni, toutes les villes de l’Europe de l’Ouest ont chuté dans le classement de cette année, principalement en raison de l’affaiblissement des devises locales par rapport au dollar américain. Tandis que Londres s’est maintenue (12e rang), Aberdeen (82e rang) et Birmingham (80e rang) ont grimpé au classement. Paris (46e rang), Vienne (56e rang) et Rome (59e rang) ont respectivement régressé de 19, de 24 et de 28 rangs. En Allemagne, les villes de Munich (87e rang), de Francfort (98e rang) et de Berlin (106e rang) ont dégringolé, tout comme celles de Düsseldorf (114e rang) et de Hambourg (124e rang).

Mme Constantin-Métral ajoute : « Malgré une hausse modérée des prix dans la plupart des villes européennes, les devises locales se sont affaiblies par rapport au dollar américain, ce qui a fait chuter la majorité des villes d’Europe de l’Ouest dans le palmarès. Elles ont en outre été touchées par d’autres facteurs, dont la conjoncture économique dans la zone euro, la baisse des taux d’intérêt et la hausse du chômage. »

De même, la plupart des villes de l’Europe de l’Est et de l’Europe centrale occupent un rang inférieur à celui de l’année dernière à cause de la dévaluation des devises locales par rapport au dollar américain. Malgré que le coût du logement soit demeuré stable dans ces villes, Prague (142e rang) a chuté de 50 rangs, Budapest (170e rang), a perdu 35 places et Minsk (200e rang), a glissé de neuf échelons.

Tel-Aviv (18e rang) se classe encore cette année en tête de liste des villes les plus chères du Moyen-Orient pour les employés en poste à l’étranger, suivie de Dubaï (23e rang), Abu Dhabi  (33e rang) et Beyrouth (44e rang), qui ont toutes monté au classement. Djeddah (151e rang) conserve son titre de ville la moins chère de la région malgré une remontée de 24 places. « Au Moyen-Orient, beaucoup de devises sont alignées sur le dollar américain, ce qui explique que des villes remontent au classement. L’augmentation marquée du coût du logement locatif pour les employés expatriés a également contribué à ce phénomène, surtout à Abu Dhabi et à Dubaï », précise Mme Constantin-Métral.

Plusieurs villes africaines continuent d’occuper les rangs supérieurs du classement à cause du coût de la vie élevé et du prix des biens que doivent se procurer les employés qui y sont expatriés. Luanda (1er rang) demeure la ville la plus chère en Afrique et dans le reste du monde; elle est suivie de N’Djamena (10e rang), de Victoria (17e rang) et de Libreville (30e rang). Bien qu’elle ait grimpé de cinq positions, Le Cap (200e rang), en Afrique du Sud, est toujours la ville la moins chère dans la région, conséquence de la faiblesse du rand sud-africain par rapport au dollar américain.

Asie-Pacifique

Cette année, cinq des dix villes les plus chères au monde se trouvent en Asie. Hong Kong (2e rang) est la ville la plus chère dans la région, parce que sa devise est alignée sur le dollar américain, ce qui fait augmenter le coût de la vie à l’échelle locale. Cette plaque tournante financière mondiale est suivie de Singapour (4e rang), Shanghai (6e rang), Beijing (7e rang) et Séoul (8e rang), qui ont toutes remonté au classement, sauf pour Singapour, qui a maintenu sa position. Pour sa part, Tokyo (11e rang) a perdu quatre places.

« Les villes japonaises ont continué de descendre dans le classement cette année en raison de l’affaiblissement du yen par rapport au dollar américain, ajoute Mme Constantin-Métral. Cependant, les villes chinoises ont bondi au classement, à cause du raffermissement du yuan chinois et du coût élevé des biens de consommation pour les employés expatriés. »

Les villes australiennes ont aussi poursuivi leur chute au classement, leur monnaie locale s’étant dépréciée par rapport au dollar américain. Sydney (31e rang), la ville australienne la plus chère pour les employés en poste à l’étranger, a glissé de cinq places, tandis que Melbourne (47e rang) et Perth (48e rang) en ont respectivement perdu 14 et 11.

Mumbai (74e rang), la ville la plus chère en Inde, a gagné 66 places au classement en raison de sa croissance économique rapide, de l’effet de l’inflation sur le panier de produits et services ainsi que de la stabilité de la devise par rapport au dollar américain. C’est la ville la plus populeuse en Inde, suivie de New Delhi (132e rang) et de Chennai (157e rang), qui ont respectivement grimpé de 25 et de 28 places au classement, respectivement. Bengaluru (183e rang) et Kolkata (193e rang), les villes indiennes les moins chères, ont aussi monté au classement.

Ailleurs en Asie, Bangkok (45e rang) a bondi de 43 places par rapport à l’an dernier. Hanoï (86e rang) et Jakarta (99e rang) ont elles aussi monté au classement, soit respectivement de 45 et 20 places. Karachi (205e rang) et Bishkek (207e rang) demeurent les villes les moins chères de la région pour les employés en poste à l’étranger.

Mercer produit des rapports sur le coût de la vie et du logement locatif distincts pour chaque ville faisant l’objet de l’enquête. Pour obtenir de plus amples renseignements sur le classement des villes, visitez le site www.mercer.com/col. Pour obtenir de plus amples renseignements ou pour acheter des copies des rapports distincts, visitez le https://www.imercer.com/products/cost-of-living.aspx ou appelez le service à la clientèle, à Varsovie, au +48 22 434 5383.

Notes aux rédacteurs

Les données sur les affectations d’employés à l’étranger des multinationales citées par M. Bonic sont tirées des résultats préliminaires de l’enquête mondiale 2015 de Mercer sur les politiques et méthodes d’affectations internationales, dont la version complète doit être publiée en septembre 2015.

Le classement est fourni aux journalistes à titre de référence et ne doit pas être publié en entier. Le nom des dix villes les plus coûteuses et des dix villes les moins coûteuses peut être diffusé sous forme de tableau.

Les résultats de la liste comparative sur le coût de la vie et le coût du logement locatif de Mercer sont tirés d’une enquête menée en mars 2015. Les taux de change à cette date et le panier international de produits et services de Mercer ont servi de base d’évaluation.

Les gouvernements et les grandes sociétés utilisent les données de cette enquête pour prendre des mesures visant à préserver le pouvoir d’achat des employés qu’ils affectent à l’étranger; les données sur le coût du logement locatif sont utilisées pour évaluer les allocations versées aux employés en poste à l’étranger. Le choix des villes sélectionnées pour l’enquête repose sur la demande de données.

Au sujet de Mercer

Mercer est un chef de file mondial en matière de consultation dans les domaines suivants : santé, avoirs et carrière. Mercer aide ses clients dans le monde entier à améliorer la santé, la prospérité et le rendement de leur actif le plus précieux : leurs gens. La Société compte 20 000 employés répartis dans plus de 40 pays et elle exerce ses activités dans plus de 130 pays. Elle est une filiale en propriété exclusive de Marsh & McLennan Companies (symbole MMC à la Bourse de New York), un regroupement mondial de sociétés de services professionnels qui offre des conseils et des solutions dans les domaines du risque, de la stratégie et du capital humain. Forte d’un effectif mondial de quelque 57 000 employés et d’un chiffre d’affaires annuel de plus de 13 milliards de dollars, Marsh & McLennan Companies est également la société mère de Marsh, un chef de file mondial en courtage d’assurance et gestion de risque, de Guy Carpenter, un chef de file mondial spécialisé en services intermédiaires en matière de risque et de réassurance, et d’Oliver Wyman, un chef de file mondial spécialisé en consultation en gestion. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site www.mercer.ca. Suivez Mercer sur Twitter à l’adresse @Mercer.

Mercer offre également des conseils et des données de marché dans le domaine de la gestion de la rémunération à l’échelle internationale, notamment du personnel en poste à l’étranger. Elle collabore avec des multinationales et des gouvernements du monde entier. Elle possède l’une des bases de données les plus complètes sur les politiques en matière d’affectation à l’étranger, les pratiques liées à la rémunération et les données sur le coût de la vie à l’échelle mondiale, le prix du logement et les indemnités de difficulté d’existence. Ses événements et conférences annuelles sur la mobilité du personnel à l’échelle internationale informent les sociétés sur les tendances récentes et les dernières études relatives à la mobilité. Rendez-vous à l’adresse www.imercer.com/mobility pour de plus amples renseignements. Suivez les activités de Mercer touchant la mobilité sur Twitter à l’adresse @Mercer_Talent.

 

 

COORDONNÉES