2014 de Mercer sur le coût de la vie

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2014 de Mercer sur le coût de la vie

  • 10 juillet 2014
  • Canada, Montréal

Selon une enquête de Mercer, les villes d’Afrique, d’Europe et d’Asie tiennent le haut du pavé des villes les plus chères au monde pour les employés en poste à l’étranger à cause des fluctuations monétaires et de l’inflation

  • Vancouver demeure la ville la plus chère au Canada et surpasse Toronto pour une deuxième année consécutive
  • Les villes canadiennes ont reculé de plusieurs rangs dans le classement de cette année par rapport aux autres villes du monde

 

Selon l’enquête 2014 de Mercer sur le coût de la vie, ce sont deux villes africaines qui arrivent en tête du classement des villes les plus chères au monde pour les employés en poste à l’étranger. Même si elles ne sont généralement pas reconnues comme des villes riches comparativement aux autres villes du monde, Luanda en Angola remporte la palme pour une deuxième année consécutive, suivie de N’Djamena au Chad. Les villes d’Europe et d’Asie continuent également de se classer parmi les villes les plus chères au monde, Hong Kong occupant le troisième rang du palmarès, suivie de Singapour. Zurich a grimpé de trois rangs pour s’établir en cinquième position, suivie de Genève. Tokyo, qui a reculé de quatre rangs, arrive en septième place.

Vancouver demeure la ville la plus chère au Canada, suivie de Toronto, Montréal et Calgary. Cependant, comparativement aux autres villes de la planète, les villes canadiennes ont dégringolé dans le classement en raison de la faiblesse du dollar canadien.

L’enquête de Mercer est l’une des plus exhaustives au monde et ses résultats font autorité. Elle est conçue pour aider les multinationales et les gouvernements à établir les allocations qu’ils versent à leurs employés en poste à l’étranger. La ville de New York est la ville de référence à laquelle toutes les villes sont comparées. La fluctuation des monnaies est mesurée par rapport au dollar américain. 

L’enquête de Mercer porte sur 211 villes situées sur cinq continents et compare les prix demandés dans ces endroits pour plus de 200 produits et services tels que le logement, les transports, la nourriture, l’habillement, les produits ménagers ainsi que les divertissements. 

« Les récents événements mondiaux, notamment les bouleversements économiques et politiques qui ont entraîné des fluctuations monétaires, de l’inflation et de la volatilité dans le prix des logements, ont influencé le classement des villes de nombreuses régions, dit Ed Hannibal, membre du partenariat et responsable mondial du groupe mobilité de Mercer. Même si Luanda et N’Djamena sont des villes où le coût de la vie est relativement peu élevé, l’affectation d’employés dans ces deux villes coûte assez cher en raison du prix des produits qu’il faut y importer. De plus, trouver un logement convenable et sécuritaire pour ces employés pose un réel défi et peut se révéler très onéreux. Ce sont généralement les raisons pour lesquelles certaines villes africaines occupent un rang très élevé dans le classement. » 

Les autres villes qui figurent dans le palmarès Mercer des dix villes les plus chères pour les employés en poste à l’étranger sont Berne, Moscou et Shanghai. Karachi (211e au classement) est la ville où le coût de la vie est le moins cher au monde pour les travailleurs étrangers. Selon l’enquête, affecter un employé à Luanda coûte plus de trois fois plus cher qu’à Karachi. 

« Bien que les multinationales continuent de reconnaître l’importance de déployer des employés un peu partout dans le monde et bien que le nombre d’affectations internationales demeure élevé, les employeurs doivent être en mesure de surveiller et d’équilibrer le coût de leurs programmes d’affectations à l’étranger, souligne M. Hannibal. Ils doivent pouvoir évaluer les conséquences que les fluctuations monétaires, l’inflation et les instabilités politiques auront dans les endroits où leurs employés sont expatriés tout en offrant des programmes de rémunération concurrentiels pour s’assurer de fidéliser les employés de talent. » 

Les fluctuations monétaires et l’inflation ont eu des répercussions sur le coût des programmes offerts aux employés expatriés et sur le classement des villes.

Selon Nathalie Constantin-Métral, conseillère principale chez Mercer et responsable de la compilation des données pour le classement annuel : « Il est intéressant de constater que plusieurs villes sont remontées dans le classement de cette année en raison d’importantes augmentations du coût et de la demande de logements et du raffermissement marqué des devises locales. Dhaka et Nairobi (ex æquo au 117e rang) et Dubaï (67e rang) ont fait un bond de 37, 30 et 23 rangs, respectivement ». 

Amérique

Les villes canadiennes ont chuté dans le classement de cette année. Vancouver (96e rang), la ville la plus chère au Canada, a glissé de 32 rangs, Toronto (101e rang) de 33 positions et Montréal (123e rang) de 28 places. Calgary occupe le 125e rang, en baisse comparativement à sa position dans le classement de l’année dernière. « La dépréciation du dollar canadien par rapport au dollar américain explique la dégringolade des villes canadiennes dans le classement de cette année. De plus, les prix ont augmenté plus lentement dans les villes canadiennes qu’à New York, notre ville de référence », affirme Luc Lalonde, conseiller principal de Mercer au Canada.

Les villes états-uniennes ont grimpé dans le classement en raison de la stabilité relative du dollar américain par rapport aux autres grandes devises et du recul important des villes d’autres régions. À cause de l’augmentation du prix des logements locatifs, New York, la ville la plus chère de la région, a gravi huit échelons et occupe le 16e rang. Los Angeles (62e rang) a remonté de dix rangs par rapport à l’année dernière tandis que San Francisco (74e rang) en a gagné 18. Parmi les autres grandes villes des États-Unis, Honolulu (97e rang) est en hausse de 20 rangs, Miami (98e rang), de 16 positions et Boston (109e rang), de 14 places. Parmi les villes ayant fait l’objet de l’enquête, c’est à Cleveland (167e rang) et à Winston Salem (182e rang) en Caroline du Nord que le coût de la vie est le moins cher pour les expatriés. 

M. Lalonde ajoute : « Même si nous avons constaté une remontée des villes états-uniennes dans le classement cette année à cause, en partie, de la vigueur du dollar américain, il est important de noter que les coûts relatifs changent selon la volatilité des devises, ce qui fait que le coût des affectations à l’étranger est parfois plus élevé et parfois moins élevé sur une base relative. »

En Amérique du Sud, São Paolo (49e rang) est la ville la plus chère, suivie de Rio de Janeiro (65e rang). Cependant, ces deux villes ont glissé de 30 et de 36 rangs, respectivement, à cause de la dépréciation du réal brésilien par rapport au dollar américain et ce, malgré une augmentation du prix des loyers. Après la dévaluation de la devise argentine et malgré une forte hausse du prix des biens et services, Buenos Aires accuse elle aussi une baisse considérable dans le classement de cette année et occupe le 86e rang. Les autres villes d’Amérique du Sud qui figurent parmi les villes où le coût de la vie est le plus élevé pour les employés expatriés sont Santiago au Chili, qui a perdu 25 places pour se situer au 88e rang, et Bogota qui, en chute de 38 places, occupe le 98e rang. Managua au Nicaragua (207e rang) est la ville la moins chère en Amérique du Sud.

Comme nous le mentionnons précédemment, le taux de change a des répercussions considérables sur le classement des villes. Cette année, Mercer a écarté Caracas de sa liste en raison de la situation complexe du taux de change; son classement aurait varié considérablement selon le taux de change officiel choisi. 

Europe, Moyen-Orient et Afrique

Quatre villes d’Europe demeurent parmi les dix villes les plus chères au monde. Zurich (5e rang) est encore cette année la ville européenne où le coût de la vie est le plus élevé pour les employés expatriés, suivie de Genève (6e rang) et de Berne (8e rang). Après le léger raffermissement du franc suisse par rapport au dollar américain, la Suisse se maintient parmi les endroits les plus chers de la planète pour les expatriés. Moscou (9e rang) et Saint-Pétersbourg (35e rang) ont chuté de sept et douze positions, respectivement, en raison d’une dépréciation dramatique du rouble par rapport au dollar américain. 

Dans l’ensemble, toutes les villes de l’Europe de l’Ouest ont fait une remontée dans le classement de cette année, principalement en raison de la hausse des devises locales par rapport au dollar américain. Plus particulièrement, les villes du Royaume-Uni et d’Allemagne ont connu certaines des plus fortes hausses de cette année. Glasgow (108e rang) a gagné 49 places, Aberdeen (94e rang), 34 et Birmingham (90e rang) 45. Munich (55e rang) a remonté de 36 places, Francfort (59e rang), a monté de 24 positions et Berlin (68e rang) a fait un bond de 31 rangs. Düsseldorf et Hambourg ont également gravi de nombreux échelons dans le classement. 

D’autres villes ont progressé dans le classement, notamment Paris (27e rang) qui a gagné dix rangs, Milan (30e rang), 11 positions, Rome (31e rang), 13 places et Vienne (32e rang) 16 échelons.

Mme Constantin-Métral ajoute : « Malgré une hausse modérée des prix dans la plupart des villes européennes, la presque totalité des devises de ce continent se sont légèrement raffermies par rapport au dollar américain, ce qui a fait grimper la majorité des villes d’Europe de l’Ouest dans le palmarès. En raison d’une forte demande de logements locatifs, il y a eu une augmentation du prix des loyers qui a également enclenché un mouvement à la hausse de certaines villes européennes, principalement Copenhague, Amsterdam et Francfort. » 

Cependant, la plupart des villes de l’Europe de l’Est et de l’Europe centrale occupent un rang inférieur à celui de l’année dernière à cause de la dévaluation des devises locales par rapport au dollar américain. Malgré que le coût du logement soit demeuré stable dans ces villes, Prague (92e rang) a chuté de 19 rangs, Almaty (111e rang), de 16 positions et Minsk (191e rang), de quatre échelons. 

Tel-Aviv (18e rang) se classe encore cette année en tête de liste des villes les plus chères du Moyen-Orient pour les employés en poste à l’étranger, suivie de Beyrouth (63e rang), Dubaï (67e rang) et Abu Dhabi (68e rang). Djeddah en Arabie saoudite (175e rang) conserve son titre de ville la moins chère de la région. Selon Mme Constantin-Métral : « Plusieurs villes du Moyen-Orient ont remonté au classement parce que d’autres endroits ont chuté et que le coût du logement locatif pour les employés expatriés a considérablement augmenté, surtout à Abu Dhabi et à Dubaï. »

De nombreuses villes africaines occupent les rangs supérieurs du classement à cause du coût de la vie élevé et du prix des biens que doivent se procurer les employés qui y sont expatriés. Luanda (1er rang) demeure la ville la plus chère, tant en Afrique qu’ailleurs dans le monde, suivie de N’Djamena. Viennent ensuite Victoria (13e rang) aux Seychelles et Libreville (19e rang) au Gabon. En Afrique du Sud, Le Cap (205e rang) a perdu huit places à cause de l’affaiblissement du rand sud-africain par rapport au dollar américain au cours de la dernière année. 

Asie-Pacifique

Cette année, quatre des dix villes les plus chères au monde se trouvent en Asie. Il s’agit de Hong Kong (3e rang) qui a gagné trois rangs, Singapore (4e rang) qui a monté d’une place et de Tokyo (7e rang) qui a glissé de quatre positions. Viennent ensuite Shanghai (10e rang) qui a grimpé de quatre places par rapport à l’année dernière, Beijing (11e rang), Séoul (14e rang) et Shenzhen (17e rang). 

« Les villes japonaises ont descendu dans le classement cette année en raison de l’affaiblissement du yen par rapport au dollar américain, précise Mme Constantin-Métral. Cependant, les villes chinoises ont remonté, notamment Shanghai, Beijing et Shenzhen à cause du raffermissement du yuan. »

Les villes australiennes sont parmi celles qui ont fait les chutes les plus spectaculaires au classement de cette année, leur monnaie locale s’étant dépréciée par rapport au dollar américain. Sydney (26e rang), qui est la ville la plus chère de cette région pour les expatriés, et Melbourne (33e rang) ont toutes deux dégringolé de 17 places tandis que Perth (37e rang) a perdu 19 positions. 

Mumbai (140e rang) est en tête de peloton en Inde et est suivie de New Delhi (157e rang) et de Chennai (185e rang). Bengaluru (196e rang) et Kolkata (205e rang) sont les villes les moins chères dans cette région. Ailleurs en Asie, Bangkok (88e rang) a chuté de 22 places par rapport à l’année dernière. Kuala Lumpur en Malaisie occupe le 115e rang, suivie de Jakarta en Indonésie (119e rang), en baisse de 48 positions par rapport à 2013. Hanoï a grimpé de trois échelons et occupe le 131e rang. Karachi (211e rang) conserve son titre de ville la moins chère de la région pour les employés en poste à l’étranger.

Mercer produit des rapports sur le coût de la vie et du logement locatif distincts pour chaque ville faisant l’objet de l’enquête. Pour obtenir de plus amples renseignements sur le classement des villes, visitez le site www.mercer.com/col. Pour acheter des copies des rapports distincts, visitez le site www.imercer.com/col ou appelez le service à la clientèle, à Varsovie, au +48 22 434 5383. 

Notes aux rédacteurs

Important : Le classement est fourni aux journalistes à titre de référence et ne doit pas être publié en entier. Le nom des dix villes les plus chères et celui des dix villes les moins chères de la liste peuvent être diffusés sous forme de tableau. 

Les résultats de la liste comparative sur le coût de la vie et le coût du logement locatif de Mercer sont tirés d’une enquête menée en mars 2014. Les taux de change à cette date et le panier international de produits et services de Mercer ont servi de base d’évaluation.

Les gouvernements et les grandes sociétés utilisent les données de cette enquête pour prendre des mesures visant à préserver le pouvoir d’achat des employés qu’ils affectent à l’étranger; les données sur le coût du logement locatif sont utilisées pour évaluer les allocations versées aux employés en poste à l’étranger. Le choix des villes sélectionnées pour l’enquête repose sur la demande de données.

À propos de Mercer

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