RÉGIMES DE RETRAITE CANADIENS

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Régimes de retraite canadiens : la capitalisation à son niveau le plus élevé en 12 ans

  • 02-January-2014
  • Canada, Montréal

La solvabilité des régimes de retraite canadiens a continué de s’améliorer considérablement au cours du quatrième trimestre de 2013, grâce au solide rendement des actions ainsi qu’à la hausse des taux d’intérêt à long terme. L’indice Mercer sur la santé financière des régimes de retraite s’établissait à 106 % au 31 décembre, en hausse par rapport aux 82 % du début de l’année et des 98 % du 30 septembre. Il atteint maintenant son niveau le plus élevé depuis juin 2001.

L’indice de Mercer sur la santé financière des régimes de retraite suit l’évolution de la capitalisation d’un régime de retraite à prestations déterminées hypothétique. Bien que le niveau de capitalisation varie de façon importante d’un régime de retraite canadien à un autre, il s’est nettement amélioré pour la plupart des régimes, en 2013. Le tableau ci-dessous présente la répartition des degrés de solvabilité estimatifs des clients de Mercer (ce qui représente 607 régimes de retraite) au 1er janvier 2013 et au 1er janvier 2014 :

Il y a maintenant près de 40 % des régimes de retraite qui sont pleinement capitalisés, comparativement à 6 % au début de l’année. Fait plus remarquable encore, la proportion des régimes de retraite capitalisés à moins de 80 % a été ramenée à seulement 6 % à l’aube de 2014, alors qu’elle se situait à 60 % au début de 2013.

« On ne saurait exagérer à quel point 2013 a été une bonne année pour la majorité des régimes de retraite à prestations déterminées. Les marchés boursiers ont connu une forte augmentation, les taux d’intérêt à long terme ont monté en flèche et le dollar canadien s’est affaibli, ce qui a eu pour effet d’accentuer les rendements des titres étrangers », affirme Michel St-Germain, membre du partenariat de Mercer au sein du domaine Régimes de retraite, gestion des risques et finance. Le rendement des obligations du gouvernement du Canada à long terme était de 3,2 % à la fin de l’année, en progression par rapport aux 2,3 % du début de l’année. Une augmentation de 1 % des taux d’intérêt à long terme aurait pour effet de réduire de 10 % à 15 % le passif de la plupart des régimes de retraite.

« Un portefeuille équilibré type a produit un rendement de 12,8 % en 2013, souligne Diane Alalouf, conseillère principale au sein du domaine Investissements de Mercer. Au cours de l’année, les marchés boursiers mondiaux ont affiché un excellent rendement, alors que l’économie mondiale a continué de se remettre de la crise financière. En dollars canadiens, les actions américaines et internationales ont enregistré leurs meilleurs rendements en plus de 20 ans, soit 41 % et 32 % respectivement. Ces résultats tiennent principalement au redressement de l’économie, mais aussi à l’effritement du dollar canadien. Le solide rendement des actions a plus que compensé le rendement négatif des obligations imputable à la hausse soutenue des taux d’intérêt en 2013.

« Dans l’ensemble, les tendances économiques continuent de s’améliorer. Les entreprises émettent davantage de titres de créances (afin de profiter des taux d’intérêt peu élevés), ce qui leur permet de faire de nouveaux investissements. Les taux de chômage diminuent, et l’activité économique croît en général – et reprend de la vigueur dans les grandes économies européennes. Bref, dans l’ensemble, les perspectives demeurent positives, mais la fragilité de cette croissance suscite encore certaines inquiétudes. Au Canada (de même qu’aux États-Unis), la croissance du PIB a dépassé les prévisions, mais elle s’explique avant tout par la hausse des stocks. Les dépenses de consommation ont continué à augmenter, mais à un rythme plus lent. 

« Les perspectives généralement favorables, conjuguées avec le fait que la Réserve fédérale américaine semble toujours indiquer qu’elle commencera à réduire ses programmes de rachat d’actifs au cours des prochains mois, ont nourri la hausse des taux d’intérêt à long terme depuis le début de l’année », ajoute Mme Alalouf.

« Après 12 années de turbulence qui ont mis leurs nerfs à rude épreuve, beaucoup de promoteurs admettraient aujourd’hui, avec le recul, que leurs régimes comportaient trop de risques. Maintenant que les régimes sont sur le point d’être pleinement capitalisés de nouveau, l’occasion est belle pour eux de repenser complètement leur stratégie. Ils ont tout intérêt à se montrer proactifs. Car comme nous l’avons vu en 2001-2002, en 2008 et de nouveau en 2011, le vent peut tourner très rapidement, souligne M. St-Germain.

« Pour la majorité des promoteurs de régime, plus le régime approche de la pleine capitalisation, moins la stratégie consistant à continuer d’assumer un risque important lié aux taux d’intérêt et aux actions a sa raison d’être. C’est d’autant plus vrai pour les promoteurs de régimes comportant des engagements importants envers les retraités, qui sont fermés aux nouveaux participants ou qui ne permettent plus l’accumulation de prestations futures. Nous nous attendons à ce que plusieurs d’entre eux décident de réduire de façon notable le degré d’exposition aux risques de leur régime en 2014. En effet, au cours du quatrième trimestre de 2013, nous avons constaté une augmentation marquée du nombre de promoteurs de régime qui étudiaient les stratégies de réduction des risques telles que la révision de la composition d’actifs ou le règlement d’une partie des passifs de retraite au moyen de contrats de rente », conclut M. St-Germain.

Le rendement des actions canadiennes s’est établi à 7,3 % au quatrième trimestre, ce qui le porte à 13,0 % pour 2013. En 2013 :

  • Les secteurs les plus performants ont été les soins de santé (+72,1 %), les produits de consommation discrétionnaires (+43,0 %) et le secteur industriel (+37,5 %) selon les indices sectoriels S&P/TSX. Les secteurs les moins performants ont été les matériaux (-29,1 %), les services publics (-4,1 %) et les télécommunications (+13,1 %).
  • Les titres de sociétés à grande capitalisation (indice S&P/TSX 60) ont connu un rendement de 13,3 %, un résultat supérieur à celui des titres de faible capitalisation (indice S&P/TSX des titres à petite capitalisation), qui s’est établi à 7,6 % au cours de 2013.
  • Les titres valeur ont dépassé les titres croissance, comme l’indiquent les indices valeur et croissance S&P BMI Canada, qui ont enregistré des rendements de 17,2 % et de 9,1 %, respectivement, en 2013.

Au cours de l’année, le dollar canadien s’est déprécié par rapport à toutes les grandes devises, sauf le yen, ce qui, au final, a eu une incidence positive sur les rendements des actions étrangères exprimés en dollars canadiens. L’indice S&P500 a enregistré un résultat de 14,2 % au cours du trimestre et de 41,3 % pour l’ensemble de 2013, en dollars canadiens. Le rendement des actions internationales mesuré par l’indice MSCI EAEO (en dollars canadiens) a été de 9,3 % au cours du trimestre et de 31,6 % pour 2013. Les marchés émergents, dont le rendement est mesuré par l’indice MSCI Marchés émergents (en dollars canadiens), ont connu des rendements de 5,3 % et de 4,3 %, respectivement, pour le quatrième trimestre et l’ensemble de l’année.

L’indice obligataire universel DEX a enregistré un rendement de 0,4 % pendant le trimestre et de -1,2 % en 2013. Pour sa part, l’indice obligataire à long terme DEX a offert un rendement de  0,2 % au troisième trimestre et de -6,2 % pour l’année. À la fin de 2013, le taux de rendement à échéance de l’indice obligataire universel DEX était de 2,75 %, contre 4,05 % pour l’indice obligataire à long terme.

L’indice Mercer sur la santé financière des régimes de retraite de retraite indique le ratio actif-engagements d’un régime de retraite modèle. Le ratio a été établi de façon arbitraire à 100 % au début de la période. Le nouvel indice tient compte du coût au titre des services courants et des paiements spéciaux de solvabilité, mais pas des améliorations ayant pu être apportées au régime. Il suppose également que les évaluations sont déposées à chaque année civile et que le déficit découlant de chaque évaluation est provisionné sur une base mensuelle au cours des cinq années subséquentes.

Actif : portefeuille indiciel. Composition du portefeuille : 42,5 % du rendement total de l’indice obligataire universel DEX; 25 % du rendement total de l’indice composé S&P/TSX; 15 % du rendement total de l’indice S&P 500 (en $CAN); 15 % du rendement total de l’indice MSCI EAEO (en $CAN); 2,5 % du rendement total de l’indice des bons du Trésor 91 jours DEX.

Passif : 50 % de participants actifs, 50 % de retraités. Pour les participants actifs, on suppose que le règlement s’effectue à 60 % au moyen de valeurs actualisées établies selon les normes de l’Institut canadien des actuaires (ICA) sur les valeurs de transfert, sans tenir compte du délai d’un mois, et à 40 % par la souscription d’une rente; pour les retraités, on suppose qu’il s’effectue par la souscription d’une rente. L’estimation du coût des rentes s’appuie sur les conseils de l’ICA sur les blocs de contrats types de durée moyenne. Les résultats varient selon le régime de retraite.

À propos de Mercer

Mercer est un chef de file mondial en matière de consultation dans les domaines suivants : talents, santé, retraite et investissements. Mercer aide ses clients dans le monde entier à améliorer la santé, la prospérité et le rendement de leur actif le plus précieux : leurs gens. La Société compte 20 000 employés répartis dans plus de 40 pays. Elle est une filiale en propriété exclusive des Sociétés Marsh & McLennan (symbole MMC à la bourse de New York), un regroupement mondial de sociétés de services professionnels qui offre des conseils et des solutions dans les domaines du risque, de la stratégie et du capital humain. Avec quelque 53 000 employés partout dans le monde et un chiffre d’affaires annuel de plus de 11 milliards de dollars, les Sociétés Marsh & McLennan sont également la société mère de Marsh, entreprise de premier plan dans le monde en courtage d’assurance et gestion de risque; de Guy Carpenter, entreprise de premier plan dans le monde spécialisée en services intermédiaires en matière de risque et de réassurance; et d’Oliver Wyman, entreprises de premier plan dans le monde spécialisée en consultation en gestion.

Pour de plus amples renseignements, consultez le sitewww.mercer.ca

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